10 juillet 2016

Intermède Transat Québec St-Malo 2016

Bonsoir chers amis;
Cette semaine, j'ai mis les travaux de Nemea en veilleuse le temps de fournir un petit coup de main à mon ami Charles Mony et a ses collègues de l'équipage French Tech Reines St-Malo, composé de Gilles Lamiré, le skipper,  Yvan Bourgnon et Gilles Goudé; tous des coureurs au large professionnels avec des CV impressionnants dans le domaine de la course océanique en multi-coques.  Gilles Lamiré a même remporté la transat Anglaise en solitaire en juin juste avant de rallier Québec pour compléter son équipage pour faire la TQSM.
Comme lors des deux éditions précédentes, 2008 et 2012, j'ai eu la chance de pouvoir apporter ma petite  contribution à la préparation du voilier sur lequel notre grand ami Charles prend place (en 2008 c'était le trimaran de Hervé Cléris et en 2012 celui de Gilles Lamiré).
Avoir l'opportunité de fourrer mon nez et mes outils dans un "formule un" de la mer, ça ne se refuse pas quand on aime la haute technologie et ici j'ai été servi. De plus, c'est une occasion unique de rencontrer et discuter avec de vrais professionnels de la course océanique, de chics types, et d'apprendre quelques trucs des meilleurs au monde dans ce domaine!
Plusieurs défis techniques ont dû être relevés afin de remettre le Prince de Cancales (c'est le nom de baptême du bateau de Gilles) au top de sa forme avant le départ de la course ce dimanche.  Remplacement des batteries pour régler un problème d'alimentation électrique; ajout de prises pour charger les différents bidules utilisés en navigation,  réparation d'un support de moteur,  vérifications au niveau des auto-pilotes, des piles à combustible high-tech (pour charger les batteries du bord, comme dans les capsules Appolo) et encore plusieurs petits dossiers nous ont tenu occupés cette semaine.
Tout est bien qui finit bien et maintenant les bateaux voguent sur le fleuve à destination de St-Malo, destination qu'ils devraient atteindre dans une dizaine de jours environ si tout va comme prévu. Alors bon vent et surtout je vous souhaite une super course les gars et un podium à l'arrivée !
Le Multi 50 French Tech de Gilles Lamiré; un trimaran 50 pieds de la classe Open 50

Le skipper, Gilles Lamiré



Gilles Goudé alias "Gilou", équipier

Charles Mony, équipier, ami de longue date avec lequel j'ai régaté plusieurs années sur le Capitaine Bontems 
Yvan Bourgnon avec les trois compères en réunion pré-départ.

Nous sommes ensuite embarqués sur le multicoques de nos amis Franky et Nat, le beau catamaran AupalukII, afin d'aller voir passer les voiliers après le départ de la course dans le coin de la baie de Beauport.
Il ventait passablement et le spectacle valait la peine d'aller se faire éventer un peu  dans le nordest par un temps digne de la Bretagne.  Mais personne n'a eu froid tellement le spectacle des bateaux filant à vive allure était captivant.

Louise, en compagnie de Isabelle, de Billy et d'autres pour donner un coup de main aux amarres avant le départ de French Tech pour la ligne de départ.


Un Class 40 qui vient nous lécher les coques arrières.  Lui on l'a vu de près !

Arkema, un trimaran dans la même classe que French Tech

Arkema, a son bord Karine Fauconnier (elle avait remporté l'épreuve de 2008 sur le trimaran Sergio Tacchini)

Ciela Village et Olmix, les autres trimarans 50 pieds.

Charles en tenue de "combat" 15 minutes avant le départ.

Bien voilà, je me remets aux travaux sur Néméa dès demain soir.  On devrait avoir un gouvernail fonctionnel la semaine prochaine et la mise à l'eau vers la fin juillet si tout va comme prévu.
A suivre !

JD

7 juillet 2016

Réparation Safran - 4ème partie

Bonsoir,
Les travaux avancent bien.  L'intérieur du safran nettoyé, sablé, lavé à l'acétone, les fissures et faiblesses ont été corrigées à l'aide de résine époxy et de divers tissus de fibre de verre.
Il reste maintenant à remettre de la mousse polyuréthane à l'intérieur et refermer le tout.
La mousse est un produit que j'ai obtenu d'un distributeur spécialisé; c'est un produit en deux composantes qu'il faut mélanger 20-30 secondes et couler immédiatement.  Elle prend son expansion en 90 secondes et ensuite devient dure comme du bois.  Mais en bien plus léger et imperméable.
La mousse a pris son expansion; il reste à laisser durcir et tailler l'excédent afin de pouvoir recoller la peau du safran.

Pour tailler l'excédent de mousse durcie, j'ai utilisé d'abord une bonne vieille égoine et enlevé le plus gros.  J'ai parfait la forme en utilisant ma sableuse à bande suivie de la sableuse orbitale.  L'idée est d'obtenir exactement la forme extérieure du safran avec une épaisseur moindre équivalente à celle de la peau que je vais ensuite re-coller avec de la résine époxy épaissie légèrement à l'aérosil.

La mousse a été égalisée et prête pour l'opération suivante.
J'ai étendu une épaisseur suffisante de résine afin d'assurer un collage parfait de la peau avec la mousse.  Afin de garantir une adhésion adéquate, des poids de fonte (haltères) ont été mis à profit.  J'en ai mis pour plus de 130 livres... (le safran va être musclé). Évidemment j'ai bien soutenu le safran au dessous afin d'éviter d'impartir définitivement à celui-ci une courbe indésirable...

Les haltères de Didier à la rescousse du projet.  
Vingt quatre heures après, je m'attaque à re-laminer le joint de découpe (8 couches de tissu de fibre de différentes largeurs) afin de retrouver la solidité du tout.  

La peau du safran est re-stratifiée en plus d'avoir été collée précédemment.

Voilà,  c'est maintenant du solide.  Un sondage par percussions me confirme qu'aucune délamination ni vide subsiste.  La suite consiste à réparer les imperfections extérieures (fairing), bien sabler et appliquer trois couches de primer à l'époxy et deux couches de peinture anti-salissures Horizons.
C'est mon projet de cette fin de semaine (entrecoupé par le départ de la Transat Québec St-Mâlo auquel je dois assister).

La suite sera le remontage sur Néméa, dès que ma nouvelle ferrure en inox aura été livrée par mon machiniste.  

À bientôt !

Le Skipper

1 juillet 2016

Réfection du safran - 3ème partie

Bonsoir chers amis;
Après avoir vidé le safran de sa mousse et nettoyé l'intérieur,  j'ai pu localiser les entrées d'eau (il y en avait plusieurs) et appliqué un traitement en conséquence.
Le safran des Tartan 37C est assez particulier dans sa conception. La mèche de celui-ci (le tube d'acier inoxydable le reliant aux gouvernes du bateau) est soutenue par une "penture" en son milieu ce qui rend l'ensemble assez robuste mais en même temps rend le safran vulnérable aux infiltrations d'eau. En effet la mèche traverse le safran en deux endroits, donc deux places où l'eau ne demande qu'a s'infiltrer...
Il fallait donc s'attaquer à ce problème.

Réparation du joint entre la mèche du safran et le corps - Mélange d'époxy, de fibre de verre hachée et de silica colloïdal.  Du béton !!!

L'autre extrémité de la mèche; avant le traitement.

Après avoir réglé ces zones à problème et avoir sablé et nettoyé les surfaces intérieures du safran et aussi s'assurer que les soudures entre la mèche et les supports sont saines (et elles l'étaient) il reste à tout nettoyer et emplir la cavité avec de la mousse polyuréthane haute densité.  Ceci assurera la solidité structurelle de l'ensemble.

Un petit vidéo relate l'opération (qui m'a pris 4 heures en tout...)

La prochaine étape sera de niveler le tout et refermer le safran, ce qui sera l'objet d'un prochain article.
Bonne fête du Canada à vous tous !

JD

24 juin 2016

Opération Safran - 2ème partie

Bonsoir !
Les travaux progressent !!!  Un petit vidéo pour résumer les travaux faits cette semaine sur le safran de Nemea.
Bon visionnement !
JD

16 juin 2016

Opération Gouvernail Partie 1

Bonjour amis lecteurs;

Comme je le disais précédemment, un des grands chantiers de ce printemps est la réfection du safran (gouvernail) de Nemea.
En effet, l'inspection maritime de l'année passée a révélé un début de délamination (i.e. la peau du gouvernail se sépare du noyau en mousse) et la présence d'eau dans l'intérieur de celui-ci ce qui affaiblit la chose.
De plus, le gel/dégel de nos hivers empire la situation.
Évidemment un bris de gouverne ça arrive toujours au mauvais moment (i.e. dans le gros temps, proche de récifs ou de hauts fonds, la nuit, etc. etc.) et plus d'un voilier a été perdu suite a ce genre d'avarie.  C'est un peu comme conduire sur l'autoroute à 120 Km/h et perdre le volant juste avant une courbe...
Donc pas le choix, je m'y attaque.

La première étape, c'est de lire le manuel technique du bateau pour figurer comment on enlève le gouvernail sans créer plus de travail qu'il y en a déjà.  Le site Internet des proprios de Tartans 37 (www.tartan37.com) est d'une grande utilité ici;  plusieurs autres propriétaires ont eu à faire ce travail et ont documenté copieusement l'opération, photos à l'appui.  Nous sommes plus de 400 propriétaires et une bonne quantité de ceux-ci publient leurs expériences sur le site.  D'ailleurs j'ai ajouté quelques participations pour faire profiter la communauté de mes expériences.

La deuxième étape consiste à enlever ledit safran pour pouvoir inspecter les fixations et m'installer quelque part à l'abri des éléments pour travailler sur la chose.  Je l'apporterai à la maison finalement.

La troisième étape sera l'ouverture, le vidage de la mousse imbibée, inspection de la mèche de gouvernail, sans doute re-laminer celle-ci,   pose de nouvelle mousse polyuréthane liquide, refermer, faire le "fairing", poser 5-6 couches d'interprotect (époxy) et deux d'anti-salissure.

Finalement, on ramène le tout au bateau et on réinstalle le gouvernail.

Voici donc quelques images du début des travaux.

La mèche du gouvernail qui sort du disque de gouverne (cardan) de la barre à roue de Nemea.  Il faut commencer par l'enlever.

Une fois la penture de gouvernail (localisée dans la fente au milieu de celui-ci sur la photo) déboulonnée du fond du bateau, le gouvernail peut maintenant descendre.  


L'extrémité de la penture déboulonnée de la coque du bateau,  située sur l'avant du gouvernail.  Une grosse heure de travail pour dévisser les 3 boulons de l'intérieur du bateau dans le coin le plus inaccessible de celui-ci bien sûr.  Et c'était bien collé en plus.

Ensuite, pour pouvoir finir d'enlever le gouvernail sans avoir à détruire la partie fixe de celui-ci (le "skeg") il faut enlever une partie du gouvernail même ce qui libère la penture de celui-ci.  Donc, là les plans sont utiles et l'expérience des autres très intéressante.

Système pour monter et descendre le safran sans se casser le dos... Un bon vieux cric à l'huile et du bois.  

La penture est dans la fente horizontale du gouvernail.  Il faut découper celui-ci à un endroit précis.


Un petit sablage révèle l'endroit ou il faudra couper pour enlever la "plug"

Traits de scie gracieuseté de ma scie va-et-vien et mon outil à lame oscillante.  Tellement efficace !  Notez les coulisses de jus de gouvernail, il est bel et bien rempli d'eau le bougre !

Trois lames de scie plus tard, la "plug" est enlevée.

Vue de la penture qui peut enfin être enlevée du gouvernail.

La penture sert à tenir le gouvernail par le milieu à la coque du bateau.  Elle est une pièce névralgique et sans elle, adieu le safran.  Mon objectif était d'enlever le gouvernail pour le refaire mais aussi d'inspecter ladite penture pour voir s'il y a trace de corrosion ou d'affaiblissement.  Et bien devinez...  Ça valait largement les efforts.
Un des trois boulons était en très piteux état (la tête mangée à 50%) et il n'avait pour ainsi dire plus de fonction réelle.  Les deux autres ne sont pas aussi avancés mais montrent des signes de corrosion aussi.  Et l'axe qui tient le gouvernail à la penture montre lui aussi des signes qui ne trompent pas.
Comme quoi même l'acier inoxydable finit par s'oxyder avec le temps dans l'environnement liquide.
Bien heureux d'avoir découvert cela avant notre départ !!!

Tête d'un des trois boulons de fixation de la penture - Elle est creuse et ne tient qu'a un fil... 
L'axe qui tient le milieu du gouvernail commence lui aussi à être attaqué... Dans quelques années il aurait été comme la tête du boulon, i.e. creux.

Voilà donc ou j'en suis ce soir;  faudra faire refaire la penture et j'apporterai le safran à la maison en fin de semaine pour commencer à l'opérer.  On verra si d'autres surprises nous attendent ;-))

A bientôt !

JD


11 juin 2016

Nouvelles du chantier 2016

Déjà mi-juin... Nemea est en chantier depuis 2 mois et les travaux avancent.

Le projet d'ajout des panneaux solaires est complété à 90%, le projet d'ajout du système de chauffage d'appoint est terminé à 99% et on s'attaque au chantier de réfection de gouvernail dans les prochains jours.
C'est pour ainsi dire la "pièce de résistance" de mes travaux.

Aussi plein d'autres petits travaux d'entretien normal se font au fur et à mesure que j'avance.  Entre autres, j'ai dû retoucher au hatch avant du bateau; il s'est remis à fuir, laissant entrer l'eau de pluie dans la chambre avant.  Moi qui pensais en avoir fini avec lui l'an passé, quand Louise et moi l'avons travaillé ensemble. Cette fois; c'est le joint de sillicone retenant la vitre au cadre qui a lâché.  J'ai pris le taureau par les cornes et après une journée de travail, j'ai bon espoir d'avoir réglé le cas pour les 10 prochaines années...
Il me reste le hatch du milieu qui n'a pas encore été refait et auquel on s'attaquera plus tard cet été.

Voici en rafale quelques photos des travaux du printemps.

Projet Panneaux Solaires
J'ai décidé d'ajouter 3 panneaux solaires sur Nemea (total 230 watts) pour nos besoins accrus en énergie à bord.
Le plus gros de ceux-ci sera sur un support à l'arrière de Nemea (pris après les bossoirs de l'annexe) et les deux autres seront sur le bimini.
Les supports sont faits d'acier inoxydable et d'aluminium.

On se fait une maquette du futur support du panneau solaire arrière avec des tiges en bois.

Le résultat final - Panneau 130W avec en prime éclairage d'appoint 

Les régulateurs de charge que j'ai choisi sont des Victron MPPT (les meilleurs sur le marché). Ils convertissent le 24-27 volts des panneaux en voltage compatible avec les batteries du bord.
Plusieurs heures de travail électrique pour installer le tout correctement.

Les régulateurs de charge  et le sélecteur de panneaux installés dans le "local technique" de Nemea (i.e. un minuscule espace sous la table à carte).
Les cadrans de contrôle et de programmation (les deux trucs ronds) sont installés à côté du panneau 120 Volts.
Il reste les panneaux souples du bimini à installer;  je m'y attaquerai plus tard cet été (ça sera le dessert).

Le chauffage d'appoint

Si vous vous rappelez (ou sinon vous pouvez relire le blog entre octobre 2010 et décembre 2010) notre descente vers le sud était périodiquement marquée par des températures descendant parfois près de zéro durant la nuit.  Même en Floride il nous est arrivé d'avoir du givre sur le pont le matin (et de la condensation dans Nemea).
Je m'étais juré d'améliorer le chauffage interne du voilier (celui que j'avais installé en 2009 ne fonctionne qu'avec le moteur du voilier) afin d'améliorer notre sort quand nous naviguons dans le bas du fleuve ou sommes à l'ancre et ne pouvons utiliser les chaufrettes 110V.

Pour ce faire, j'avais déniché sur les PAC un système diésel Webasto flambant neuf (que les camionneurs installent pour chauffer leur couchette l'hiver). Il brûle du diésel pour fournir une chaleur sèche et ne consomme que quelques ampères d'électricité.

L'installation du bidule est un peu complexe mais après plusieurs heures et un certain nombre de trous supplémentaires dans le bateau, c'est terminé.
Le plus compliqué était d'installer l'alimentation diésel via le réservoir de Nemea qui est bien entendu caché sous une couchette arrière.
Le projet est terminé et j'ai testé le tout cette semaine avec la température maussade que nous avons eu. Ça marche plutôt bien et on va bien l'apprécier automne prochain.

Le réservoir de diésel de 50 gal. de Nemea est découvert (sous la couchette arrière)

La prise de diésel pour la fournaise en cours d'installation

La prise est terminée (et la couchette refermée). Posé une trappe d'inspection évidemment.

La fournaise dans le coffre arrière de Nemea; sur une tablette que j'ai laminée en place.  Le truc blanc c'est l'échappement recouvert d'un manchon ignifuge. 

L'échappement de la fournaise (le truc métallique foncé à l'arrière des deux passe-coques blancs des pompes de cale)


Prise d'air extérieure (dans le cockpit) pour aspirer de l'air frais de l'extérieur et le chauffer.


Sortie d'air chaud dans la cuisine de Nemea.
Contrôle électronique du chauffage, à droite du contrôle de réfrigérateur de Nemea.

J'ajouterai une sortie d'air à l'avant du bateau éventuellement; pour améliorer encore le système.

Réfection du hatch avant

Lui, c'était pas prévu sur ma liste mais comme il a commencé à laisser entrer de l'eau quand il pleut fort, j'ai pas eu le choix de m'y attaquer (il est dans la chambre principale,  au dessus de notre lit...)
L'eau s'infiltrait entre la vitre (panneau en acrylique) et le cadre d'aluminium du hatch; la dite vitre étant collée au cadre avec un joint de sillicone industriel.

J'ai donc démonté et re-scellé le panneau d'acrylique du hatch (qui était encore bon pour plusieurs années de service) afin de régler définitivement le cas (espérons-le).

Découpage du joint de sillicone défectueux

Et hop, le panneau d'acrylique est enlevé et sera méticuleusement nettoyé, ainsi que le cadre d'aluminium.

Résidus de scellant après une bonne heure de grattage du cadre.

Cadre fin prêt à recevoir le panneau (nettoyé et préparé avec un ruban de montage 2 faces)
Il reste à appliquer le nouveau joint de sillicone industriel (du SCS1200 de la cie General Electric) et à llisser ledit joint.
Gros plan sur le joint d'étanchéité terminé (en GE SCS1200).  Ça colle en titi ce matériau-là.    
Le hatch devrait être étanche pour les 10 prochaines années (soit la durée de vie restante du panneau d'acrylique).

C'est tout pour le moment;  je m'attaque au gouvernail qui fera l'objet d'une prochaine publication.

"Stay tuned" comme ils disent...


7 avril 2016

Le printemps est enfin arrivé ! Euhh, enfin presque (...)

Bonjour chers amis;

Une nouvelle saison de navigation est enfin sur le point de commencer !
Bon, à regarder dehors ce matin d'avril, on ne dirait pas (10cm de neige un 7 avril...) mais on est confiants que le printemps va prendre sa place d'un jour à l'autre.  

J'en profite pour refaire une petite beauté à notre blog;  la présentation est modifiée un peu et il sera plus facile d'y naviguer.  Revenez régulièrement voir les améliorations !

Cette année; c'est aussi un nouveau départ pour le sud;  direction Bahamas,  République Dominicaine, peut-être même Cuba. Un programme plus ambitieux.  Le grand départ est planifié vers la fin août; la date finale reste à fixer. 
Une année complète à faire ce que j'aime le plus au monde (bricoler sur notre bateau, naviguer en compagnie de mon amoureuse, visiter des nouveaux endroits, marcher sur des plages longues à perte de vue sans rencontrer âme qui vive,  bricoler sur le bateau des autres, déguster des plats locaux et exotiques, des rhums rares, pêcher au large,  participer aux (nombreux) 5 @ 7,  et finalement encore bricoler sur notre bateau un peu).

Encore cette année, j'ai quelques chantiers à entreprendre.  Notamment:
  • Ajout de panneaux solaires pour la charge des batteries;
  • Ajout d'un chauffage plus performant (fournaise diésel);
  • Remplacer certaines batteries,
  • Réfection du gouvernail afin de garantir sa solidité;
  • Plusieurs petits travaux d'amélioration intérieure et de maintenance annuelle.
De quoi se garder occupé avant le grand départ !

Je publierai quelques photos des travaux pour les lecteurs curieux.

En attendant ces nouvelles aventures, voici un petit montage vidéo de notre passage dans le Saguenay en 2013.  

A bientôt !



14 septembre 2015

Cap à l'Aigle - Été 2015

Fin août; la température est magnifique et on se sent vraiment en vacances.  Nemea arrive d'une semaine passée à naviguer entre Québec et Cap-A-L'Aigle.  C'est là que nous passerons la semaine à profiter de la région et faire de la voile sur le fleuve en face de la Malbaie.
Comme dit Louise; ici on fait pas de la "voile de moumounnes". Depuis qu'on est arrivés le vent NE souffle entre 15 et 25 noeuds ce qui lève une mer assez formée surtout autour du Haut Fond Morin.
C'est bien comme cela; le fond de l'air est relativement frais mais les manoeuvres nous gardent au chaud! De belles pointes à 7 noeuds dans des creux de 2 mètres environ.  On a un peu salé le bateau mais on s'est bien amusés et on a pu vérifier que notre système de rangement à l'intérieur du bateau est au point (i.e. les choses restent en place même a 20 degrés de gîte).  Notre année 2010-2011 nous a bien permis de maîtriser l'art du rangement des objets dans le bateau.

On y passera quelques jours à tirer des bords entre le port et la Malbaie et à visiter le jardin botanique de Cap à l'Aigle, dont voici quelques images:

Un petit champignon tout mignon


Maison de Shtroumphs





Vive l'été - Ballade dans les Jardins de Cap à l'Aigle

Collection de cloches de bronze. Elles sonnent encore très bien (On les a testés).

Petite cascade d'eau cristalline

Belles fleurs 

Le portail des jardins

Évidemment; l'été sur le fleuve rime parfois avec brûme...

Entrée du port au petit matin.  Nemea est au fond dans la brûme...

Autre vue, la brûme disparue. Nemea est tout au bout du ponton de droite.