Bonjour,
Nous sommes à NewBedford/FairHaven/Pope Island au Mass.depuis hier soir. Avons fait la route sous la pluie...encore. Nos amis de Changing Lanes (Joan et John) ont eu des ennuis de moteur, leur entrée d'eau (qui refroidit le moteur) était bouchée. Ils ont donc dû faire la dernière partie du voyage à voile. C'est un chenal relativement étroit qui nous amène ici et nous devons passer un brise-lames à l'entrée avec une porte pas très large qui peut être fermée en cas de besoin. Finalement, il a pu repartir son moteur et prendre un mooring. Nous sommes donc encore les 4 bateaux près les uns des autres.
Je vous ai dit que je déteste la brume, mais je déteste aussi l'humidité...après plusieurs jours de pluie, nos impers sont mouillés et le bateau atteint un niveau d'humidité dont il ne peut se débarrasser par lui-même. Cette nuit, à chaque fois que je me réveillais, j'avais les joues humides d'humidité, ainsi que les cheveux (cela a réveillé mes boucles...). Ce matin, j'ai donc passé un linge sur les murs et les hublots pour enlever l'eau. Il y a des vêtements, des gants et des tuques suspendus partout. Jean-Denis installe donc la génératrice dehors et nous branchons la petite chaufferette électrique pour enlever cette humidité. Cela marche plutôt bien.
J'en profite aussi pour aller faire la lessive. Avec des vêtements et des draps propres et secs, cela m'a remonté le moral. Nous avons fait sécher les impers dehors...et voilà, ce soir, nous sommes en meilleure condition et la nuit devrait être meilleure. Jean-Denis a aussi dû réparer notre installation de propane et nous sommes allé faire le plein d'une de nos 2 bonbonnes qui était vide...ainsi passent les jours.
New Bedford et Fairhaven (dans la même baie) sont le plus gros port de pêche des États-Unis. Il y a plein de gros bateaux de pêche et plein de voiliers et de bateau moteur. NewBedford était aussi le plus gros port de baleiniers des États-Unis. Plus gros que tous les autres ports de baleiniers réunis. Il y y un Musée à ce sujet pas loin, alors, si on reste ici demain, j'essaierai d'aller y fair un tour et vous raconterai ma visite. Pour l'instant, nous allon souper et irons prendre le dessert et le digestif sur Changing Lanes, juste à côté, en zodiac.
Au plaisir,
Bonne fin de journée!
7 octobre 2010
5 octobre 2010
Mot de Louise (Mamilou)
Bonjour,
Aujourd'hui, nous sommes partis de notre mouillage brasseux à Provincetown après une autre nuit de rock n' roll. Nous avons traversé la baie de Cape Cod avec un vent arrière nous permettant de faire de la voile pendant environ 4 heures, jusqu'au canal de Cape Cod qui traverse cette péninsule. Ce canal est assez étroit et est aussi utilisé par de gros bateaux (voir photos). Nous sommes toujours avec nos trois autres bateaux canadiens. Petite journée dans le brouillard et la pluie fine. Ce doit être un coin fascinant sous le soleil. Nous avons vu des maisons impressionnantes à la sortie du canal. Nous sommes donc sortis du canal dans Buzzards Bay et nous sommes dirigés vers Red Brook Harbour en suivant un très étroit chenal bien balisé. Dans la documentation, la marina Kingman où nous avons trouvé un mooring offre tous les services...mais c'est hors saison et tout est fermé. Alors, pas de douche encore aujourd'hui, vive les débarbouillettes et la bouilloire pour avoir de l'eau chaude. Nous pensons repartir demain toujours plus au sud. La destination n'est pas encore déterminée et dépendra surtout de la météo. Pour l'instant, il n'y a pas de vent. Nous espérons que cela restera ainsi pour la nuit.
Merci encore à ceux qui prennent la peine de nous écrire.
Louise
Aujourd'hui, nous sommes partis de notre mouillage brasseux à Provincetown après une autre nuit de rock n' roll. Nous avons traversé la baie de Cape Cod avec un vent arrière nous permettant de faire de la voile pendant environ 4 heures, jusqu'au canal de Cape Cod qui traverse cette péninsule. Ce canal est assez étroit et est aussi utilisé par de gros bateaux (voir photos). Nous sommes toujours avec nos trois autres bateaux canadiens. Petite journée dans le brouillard et la pluie fine. Ce doit être un coin fascinant sous le soleil. Nous avons vu des maisons impressionnantes à la sortie du canal. Nous sommes donc sortis du canal dans Buzzards Bay et nous sommes dirigés vers Red Brook Harbour en suivant un très étroit chenal bien balisé. Dans la documentation, la marina Kingman où nous avons trouvé un mooring offre tous les services...mais c'est hors saison et tout est fermé. Alors, pas de douche encore aujourd'hui, vive les débarbouillettes et la bouilloire pour avoir de l'eau chaude. Nous pensons repartir demain toujours plus au sud. La destination n'est pas encore déterminée et dépendra surtout de la météo. Pour l'instant, il n'y a pas de vent. Nous espérons que cela restera ainsi pour la nuit.
Merci encore à ceux qui prennent la peine de nous écrire.
Louise
4 octobre 2010
Mot de Louise (Mamilou)
Provincetown (Mass., USA)
Nous sommes partis de BoothBay Harbour, enfin, le samedi 2 octobre à 13h00, en même temps que Joan et John sur Changing Lanes. David, sur Firecrest et Patrick et Karin sur Artful Dodger sont partis un peu plus tôt car ils sont plus petits et moins rapides. Après avoir passé les îles près de BoothBay Harbour et être arrivés en pleine mer, nous avons monté les voiles et en avons profité un peu. Par la suite, comme d'habitude, le vent est tombé et nous avons dû repartir le moteur (ti-beu pour les intimes). Dès que le soleil s'est couché, nous avons vu apparaître des milliers d'étoiles. C'est un spectacle vraiment féérique dont on profite pleinement. Ensuite les vagues sont arrivées et le vent a forci. Nous avons donc eu une nuit rock'n roll, jusqu'à notre arrivée à Provincetown, dimanche le 3 octobre vers 10h30 du matin. Nous sommes donc passés au large de: Portland, Old Orchard Beach, Kennebunk Port, Hampton Beach, Rockport, Marble Head, Boston...tous des endroits prisés par les vacanciers québécois. Nous sommes donc à un mooring et pensions pouvoir quitter aujourd'hui, lundi, mais le vent est d'environ 30 noeuds et nous continuons à danser le rock'n roll, comme la nuit passée. Nous sommes quand même allés à terre en fin d'après-midi, après avoir dormi un bon 3 heures...
La mise à l'eau du zodiac n'a pas été une partie de plaisir dans cette mer rebondissante et ces forts vents, mais nous y sommes arrivés. À terre, nous avons payé le mooring, 35$ US et l'Internet, 5$ US. Le responsable nous a dit qu'il avait vu John et Joan qui allaient sur le bateau de Sylvia et Bill (EOS) que nous avions rencontré aussi à Shelburne. Nous sommes donc passé par là mais il n'y avait personne. Sommes donc allé à la recherche d'une épicerie ou d'un dépanneur pour quelques achats et en route...nous tombons sur nos amis. Nous sommes bien heureux de nous retrouver et de revoir Sylvia et Bill qui sont arrivés ici directement de Shelburne il y a une semaine. Ils nous invitent à aller souper avec eux tous sur leur bateau, mais nous décidons de revenir sur Nemea à la clarté et de nous faire un bon petit souper (boeuf au vin rouge, riz assaisonné, brocolis, chou-fleur, carottes et une bonne bouteille de vin rouge, bien méritée). Au lit de bonne heure et un bon dodo à se faire bien bercer!
Aujourd'hui, comme je disais, il vente de 25 à 30 noeuds sans arrêt et le temps est gris. Il ne fait pas beau dans ce coin-ci, aux nouvelles, un peu plus tôt, ils annonçait l'interruption du service de traversier entre Nantucket et Martha's Vineyard à cause des forts vents. Nous restons donc au bateau. Je fais de la popote: crêpes aux bleuets pour le petit-déjeuner, potée de lentilles et saucisses pour le lunch accompagné d'une croustade aux pommes...comme vous voyez, nous ne faisons pas trop pitié. Nous avons donc fêté ainsi nos 24 ans ensemble (le 3 octobre) avec ces petites douceurs. Jean-Denis est en train de changer l'huile de notre belle transmission neuve.
Si tout va bien, nous prévoyons partir demain vers 10h00 du matin pour aller traverser le canal de Cape Cod et nous trouver un abri de l'autre côté.
Petit mot sur notre préparation pour les plus longues étapes: Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici comment on se prépare pour les étapes plus longues, surtout pour les étapes de nuit:
Le bateau: Nous nous assurons que le bateau est paré pour la voile, que toutes les voiles sont prêtes et que le pont est ramassé. Nous nous assurons aussi que nous avons suffisamment de diésel dans le réservoir principal ainsi que dans nos bidons de réserve sur le pont. Nous vérifions le niveau de propane et nous assurons que le zodiac est bien arrimé. Nous installons les jumelles près de la barre. Nous allumons tous nos instruments et vérifions que la route que Jean-Denis a établi se retrouve bien sur nos ordinateurs. Jean-Denis doit passer pas mal de temps à examiner les cartes, les livres sur les courants et marées, les renseignements que nous avons sur les marinas et mouillages possibles et surtout la météo. Il s'assure également d'avoir toujours au moins un plan A et un plan B et souvent un plan C...tout ceci pouvant être adapté selon les conditions.
Les vêtements: Comme il fait froid à ce temps-ci de l'année, nous sortons les vêtements dont nous aurons besoin: Sous-vêtements d'hiver (le haut et le bas), tuque, gants chauds, bas de laine, veste polaire ou coquille, pantalons et veste d'imperméable (coupe le vent et l'eau), bottes de caoutchouc. Pour moi, j'ajoute aussi, sous mon imper, une paire de pantalons style coquille, un cache-cou en polaire et un manteau chaud. Malgré tout, il ne fait pas chaud, alors, nous entrons à tour de rôle dans le bateau où nous profitons du chauffage pendant que le moteur tourne. Bonne idée de Jean-Denis d'installer ce chauffage. Nous nous habillons en pelures afin de pouvoir en ajouter ou en enlever au besoin.
La nourriture: Il n'est pas toujours évident de faire à manger en route. Nous préparons donc les choses avant de partir. Habituellement, je prépare des sandwiches, un plat de style ragoût ou chili que nous pouvons faire réchauffer au four facilement, je m'assure d'avoir à portée de main, des fromages, des barres de céréales et autres grignotines. Surtout, je fais bouillir 2 litres d'eau que je garde bien au chaud dans 2 thermos. Cette eau nous servira tout au long du voyage à faire du café, du chocolat chaud, du thé, de la tisane, de la soupe (Cup of soup), des nouilles en contenant se styromousse (genre Gattuso), etc...Nous avons des tasses thermos avec couvercles qui sont bien utiles.
Les communications: Pour communiquer avec les autres bateaux qui nous accompagnent, nous utilisons la radio VHF ( à courte portée). Nous utilisons aussi celle-ci pour communiquer avec les marinas lorsque nous arrivons. Nous avons également acheté un téléphone cellulaire USA qui est bien utile pour communiquer avec les marinas quand ils ne répondent pas sur la radio. Jean-Denis a aussi une radio à onde courte dont il se sert, entre autres, pour vous communiquer notre position lorsque nous sommes en route. Nous avons également du sans-fil sur nos ordinateurs nous permettant de nous brancher sur Internet quand nous sommes dans un port ou un mouillage nous offrant ce service.
La sécurité: Nous portons nos vestes de sauvetage quand nous faisons des manoeuvres à quai. Nous les portons aussi habituellement la nuit, ou quand nous devons nous déplacer sur le pont. Comme nous ne sommes que 2, nous ne prenons aucune chance. Ces ceintures incluent des anneaux auxquels nous pouvons fixer des liens que nous attachons au bateau. Nous utilisons aussi ces liens lorsque nous nous déplaçons sur le pont. Nous avons, en plus du zodiac, un radeau de survie dans lequel il y a de l'équipement comme des couvertures, un miroir, de l'eau, etc...). Nous avons de plus tout l'équipement se sécurité standard, comme la bouée de sauvetage, etc... Nos radios sont également équipés d'un bouton d'urgence qui envoie un signal de détresse ainsi que notre position à la garde côtiere. De plus, nous avons un équipement de géopositionnement que nous pouvons activer et transporter avec nous. Cela envoie notre position à des équipes de secours.
J'espère que vous trouverez ces informations intéressantes. Si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas à nous en faire part. J'ai ajouté quelques photos dans le répertoire de BoothBay Harbour et ai ajouté un répertoire pour Provincetown. Je n'ai toujours pas eu l'occasion d'avoir une connection Internet assez rapide pour vous envoyer d'autres vidéos, mais j'espère en avoir l'occasion bientôt.
Bonne fin de journée!
Nous sommes partis de BoothBay Harbour, enfin, le samedi 2 octobre à 13h00, en même temps que Joan et John sur Changing Lanes. David, sur Firecrest et Patrick et Karin sur Artful Dodger sont partis un peu plus tôt car ils sont plus petits et moins rapides. Après avoir passé les îles près de BoothBay Harbour et être arrivés en pleine mer, nous avons monté les voiles et en avons profité un peu. Par la suite, comme d'habitude, le vent est tombé et nous avons dû repartir le moteur (ti-beu pour les intimes). Dès que le soleil s'est couché, nous avons vu apparaître des milliers d'étoiles. C'est un spectacle vraiment féérique dont on profite pleinement. Ensuite les vagues sont arrivées et le vent a forci. Nous avons donc eu une nuit rock'n roll, jusqu'à notre arrivée à Provincetown, dimanche le 3 octobre vers 10h30 du matin. Nous sommes donc passés au large de: Portland, Old Orchard Beach, Kennebunk Port, Hampton Beach, Rockport, Marble Head, Boston...tous des endroits prisés par les vacanciers québécois. Nous sommes donc à un mooring et pensions pouvoir quitter aujourd'hui, lundi, mais le vent est d'environ 30 noeuds et nous continuons à danser le rock'n roll, comme la nuit passée. Nous sommes quand même allés à terre en fin d'après-midi, après avoir dormi un bon 3 heures...
La mise à l'eau du zodiac n'a pas été une partie de plaisir dans cette mer rebondissante et ces forts vents, mais nous y sommes arrivés. À terre, nous avons payé le mooring, 35$ US et l'Internet, 5$ US. Le responsable nous a dit qu'il avait vu John et Joan qui allaient sur le bateau de Sylvia et Bill (EOS) que nous avions rencontré aussi à Shelburne. Nous sommes donc passé par là mais il n'y avait personne. Sommes donc allé à la recherche d'une épicerie ou d'un dépanneur pour quelques achats et en route...nous tombons sur nos amis. Nous sommes bien heureux de nous retrouver et de revoir Sylvia et Bill qui sont arrivés ici directement de Shelburne il y a une semaine. Ils nous invitent à aller souper avec eux tous sur leur bateau, mais nous décidons de revenir sur Nemea à la clarté et de nous faire un bon petit souper (boeuf au vin rouge, riz assaisonné, brocolis, chou-fleur, carottes et une bonne bouteille de vin rouge, bien méritée). Au lit de bonne heure et un bon dodo à se faire bien bercer!
Aujourd'hui, comme je disais, il vente de 25 à 30 noeuds sans arrêt et le temps est gris. Il ne fait pas beau dans ce coin-ci, aux nouvelles, un peu plus tôt, ils annonçait l'interruption du service de traversier entre Nantucket et Martha's Vineyard à cause des forts vents. Nous restons donc au bateau. Je fais de la popote: crêpes aux bleuets pour le petit-déjeuner, potée de lentilles et saucisses pour le lunch accompagné d'une croustade aux pommes...comme vous voyez, nous ne faisons pas trop pitié. Nous avons donc fêté ainsi nos 24 ans ensemble (le 3 octobre) avec ces petites douceurs. Jean-Denis est en train de changer l'huile de notre belle transmission neuve.
Si tout va bien, nous prévoyons partir demain vers 10h00 du matin pour aller traverser le canal de Cape Cod et nous trouver un abri de l'autre côté.
Petit mot sur notre préparation pour les plus longues étapes: Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici comment on se prépare pour les étapes plus longues, surtout pour les étapes de nuit:
Le bateau: Nous nous assurons que le bateau est paré pour la voile, que toutes les voiles sont prêtes et que le pont est ramassé. Nous nous assurons aussi que nous avons suffisamment de diésel dans le réservoir principal ainsi que dans nos bidons de réserve sur le pont. Nous vérifions le niveau de propane et nous assurons que le zodiac est bien arrimé. Nous installons les jumelles près de la barre. Nous allumons tous nos instruments et vérifions que la route que Jean-Denis a établi se retrouve bien sur nos ordinateurs. Jean-Denis doit passer pas mal de temps à examiner les cartes, les livres sur les courants et marées, les renseignements que nous avons sur les marinas et mouillages possibles et surtout la météo. Il s'assure également d'avoir toujours au moins un plan A et un plan B et souvent un plan C...tout ceci pouvant être adapté selon les conditions.
Les vêtements: Comme il fait froid à ce temps-ci de l'année, nous sortons les vêtements dont nous aurons besoin: Sous-vêtements d'hiver (le haut et le bas), tuque, gants chauds, bas de laine, veste polaire ou coquille, pantalons et veste d'imperméable (coupe le vent et l'eau), bottes de caoutchouc. Pour moi, j'ajoute aussi, sous mon imper, une paire de pantalons style coquille, un cache-cou en polaire et un manteau chaud. Malgré tout, il ne fait pas chaud, alors, nous entrons à tour de rôle dans le bateau où nous profitons du chauffage pendant que le moteur tourne. Bonne idée de Jean-Denis d'installer ce chauffage. Nous nous habillons en pelures afin de pouvoir en ajouter ou en enlever au besoin.
La nourriture: Il n'est pas toujours évident de faire à manger en route. Nous préparons donc les choses avant de partir. Habituellement, je prépare des sandwiches, un plat de style ragoût ou chili que nous pouvons faire réchauffer au four facilement, je m'assure d'avoir à portée de main, des fromages, des barres de céréales et autres grignotines. Surtout, je fais bouillir 2 litres d'eau que je garde bien au chaud dans 2 thermos. Cette eau nous servira tout au long du voyage à faire du café, du chocolat chaud, du thé, de la tisane, de la soupe (Cup of soup), des nouilles en contenant se styromousse (genre Gattuso), etc...Nous avons des tasses thermos avec couvercles qui sont bien utiles.
Les communications: Pour communiquer avec les autres bateaux qui nous accompagnent, nous utilisons la radio VHF ( à courte portée). Nous utilisons aussi celle-ci pour communiquer avec les marinas lorsque nous arrivons. Nous avons également acheté un téléphone cellulaire USA qui est bien utile pour communiquer avec les marinas quand ils ne répondent pas sur la radio. Jean-Denis a aussi une radio à onde courte dont il se sert, entre autres, pour vous communiquer notre position lorsque nous sommes en route. Nous avons également du sans-fil sur nos ordinateurs nous permettant de nous brancher sur Internet quand nous sommes dans un port ou un mouillage nous offrant ce service.
La sécurité: Nous portons nos vestes de sauvetage quand nous faisons des manoeuvres à quai. Nous les portons aussi habituellement la nuit, ou quand nous devons nous déplacer sur le pont. Comme nous ne sommes que 2, nous ne prenons aucune chance. Ces ceintures incluent des anneaux auxquels nous pouvons fixer des liens que nous attachons au bateau. Nous utilisons aussi ces liens lorsque nous nous déplaçons sur le pont. Nous avons, en plus du zodiac, un radeau de survie dans lequel il y a de l'équipement comme des couvertures, un miroir, de l'eau, etc...). Nous avons de plus tout l'équipement se sécurité standard, comme la bouée de sauvetage, etc... Nos radios sont également équipés d'un bouton d'urgence qui envoie un signal de détresse ainsi que notre position à la garde côtiere. De plus, nous avons un équipement de géopositionnement que nous pouvons activer et transporter avec nous. Cela envoie notre position à des équipes de secours.
J'espère que vous trouverez ces informations intéressantes. Si vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas à nous en faire part. J'ai ajouté quelques photos dans le répertoire de BoothBay Harbour et ai ajouté un répertoire pour Provincetown. Je n'ai toujours pas eu l'occasion d'avoir une connection Internet assez rapide pour vous envoyer d'autres vidéos, mais j'espère en avoir l'occasion bientôt.
Bonne fin de journée!
Nemea et ses amis à Provincetown, Mass.
Bonjour,
Nous sommes partis samedi p.m. de Boothbay Harbor; le moteur étant réparé; en compagnie de nos amis anglophones de Changing Lanes, Artfull Dodger et Firecrest (trois bateaux canadiens dont deux proviennent de Terre-Neuve et l'autre de Toronto). Après 24 heures de navigation, tranquille au début, sportive à la fin (mer courte de 2 à 3 mêtres) nous sommes arrivés à Provincetown; à l'extrémité de la pointe de Cape-Cod. Il faut noter que David, le skipper de Firecrest, navigue en solitaire sur son voilier; il a toute notre admiration. Ce sont tous de chics types et n'ont pas hésités à me donner un coup de main pour réparer. La solidarité des marins ne connaît pas la barrière linguistique comme vous voyez!
Ils ont deux marinas ici, de nombreux moorings aussi et c'est à l'un de ceux-ci que nous sommes présentement attachés. C'est aussi la première fois que je vois dans une marina des pontons flottants en... ciment !!! Très larges et très stables; parfait pour les méga-yachts qui peuvent venir ici.
D'ailleurs un immense voilier (5 étages de barre de flèches toutes illuminées) est arrivé cette nuit non loin de notre position présente.
La ville de Provincetown est semble t'il très fréquentée en été et habitée par une communauté d'artistes et une destination prisée des couples gais. Un petit tour à terre dans les petites rues parées de boutiques de bijoux, de tratorias, de restaurants, les odeurs occasionnelles de canabis nous a permis de constater que tout est orienté ici sur les plaisirs d'ici bas. Louise trouve que ça ressemble un peu à Siges, un village du même genre sur la Costa del Sol en espagne.
On devrait rester ici 24 heures pour faire le premier service sur la nouvelle transmission et attendre que les vents et la mer baissent un peu (il vente 30 noeuds soutenus du NE ce matin, on se fait un peu secouer au mouillage).
La bonne nouvelle du jour; ici je vous entends enfin un peu mieux sur HF car moins d'interférences et le signal est plus fort. Heureusement cependant que nous avons des amis dans le sud pour faire le relais !
Notre prochaine étape sera le canal Cape-Cod demain, Buzzards Bay, Block Island, le Long Island Sound dans la semaine et finalement la baie de Manhasset vers la fin de semaine prochaine si dame nature est de notre bord!!
Bonne journée et bons vents à tous les navigateurs!
L'équipage de Néméa
P.S. On ne prévoit pas être au Boatshow d'Annapolis cette année mais on vous en souhaite un super pour ceux qui y seront !
Nous sommes partis samedi p.m. de Boothbay Harbor; le moteur étant réparé; en compagnie de nos amis anglophones de Changing Lanes, Artfull Dodger et Firecrest (trois bateaux canadiens dont deux proviennent de Terre-Neuve et l'autre de Toronto). Après 24 heures de navigation, tranquille au début, sportive à la fin (mer courte de 2 à 3 mêtres) nous sommes arrivés à Provincetown; à l'extrémité de la pointe de Cape-Cod. Il faut noter que David, le skipper de Firecrest, navigue en solitaire sur son voilier; il a toute notre admiration. Ce sont tous de chics types et n'ont pas hésités à me donner un coup de main pour réparer. La solidarité des marins ne connaît pas la barrière linguistique comme vous voyez!
Ils ont deux marinas ici, de nombreux moorings aussi et c'est à l'un de ceux-ci que nous sommes présentement attachés. C'est aussi la première fois que je vois dans une marina des pontons flottants en... ciment !!! Très larges et très stables; parfait pour les méga-yachts qui peuvent venir ici.
D'ailleurs un immense voilier (5 étages de barre de flèches toutes illuminées) est arrivé cette nuit non loin de notre position présente.
La ville de Provincetown est semble t'il très fréquentée en été et habitée par une communauté d'artistes et une destination prisée des couples gais. Un petit tour à terre dans les petites rues parées de boutiques de bijoux, de tratorias, de restaurants, les odeurs occasionnelles de canabis nous a permis de constater que tout est orienté ici sur les plaisirs d'ici bas. Louise trouve que ça ressemble un peu à Siges, un village du même genre sur la Costa del Sol en espagne.
On devrait rester ici 24 heures pour faire le premier service sur la nouvelle transmission et attendre que les vents et la mer baissent un peu (il vente 30 noeuds soutenus du NE ce matin, on se fait un peu secouer au mouillage).
La bonne nouvelle du jour; ici je vous entends enfin un peu mieux sur HF car moins d'interférences et le signal est plus fort. Heureusement cependant que nous avons des amis dans le sud pour faire le relais !
Notre prochaine étape sera le canal Cape-Cod demain, Buzzards Bay, Block Island, le Long Island Sound dans la semaine et finalement la baie de Manhasset vers la fin de semaine prochaine si dame nature est de notre bord!!
Bonne journée et bons vents à tous les navigateurs!
L'équipage de Néméa
P.S. On ne prévoit pas être au Boatshow d'Annapolis cette année mais on vous en souhaite un super pour ceux qui y seront !
1 octobre 2010
Mot de Louise (Mamilou)
Bonjour à tous,
Nous sommes déjà le 1er octobre!!! Que d'émotions dans les derniers jours. Nous sommes partis de Rockland lundi matin (27 sept.) vers 7h30. Nos 3 autres amis étaient partis vers 6h00. Nous avons fait une navigation surtout au moteur jusqu'à ce que Jean-Denis me dise, pendant que j'étais en train de dîner avec de magnifiques nouilles Gatuso vers 13h30, en bas, que nous n'avions plus de propulsion sur le moteur. Fini le lunch. Je monte le rejoindre et nous arrêtons le moteur et déroulons le genois (la voile avant). Nous avons un vent de 3/4 arrière nous permettant d'avancer. Nous appelons nos amis de Changing Lanes (John et Joan), Artful Dodger (Patrick et Karin) et FireCrest (David) pour les aviser que nous ne pouvons plus nous servir du moteur mais que nous réussissons à avancer à la voile. Ils vont rester à l'écoute à la radio et John est prêt à revenir sur ses pas pour nous aider au besoin. Nous avons un autre voilier en vue, le Pelagia, un australien. Ce voilier a entendu notre conversation. Il nous contacte et nous dit qu'il s'en va aussi à BoothBay Harbour et qu'il restera près de nous jusqu'à l'arrivée pour nous aider au besoin. Quelle belle fraternité que celle de la voile!!! Nous faisons donc une belle route, je reste à la barre et réussis à faire entre 5 à 6 noeuds sur le fond, ce qui est très respectable, tout en réussissant à éviter les *?$%? de lobster's pots partout, à passer entre les bouées de chenal et à faire du cap pour nous diriger vers notre destination qui est à environ 2 heures. Il se met à pleuvoir, bien sûr, mais pas trop quand même. Nous arrivons donc à BoothBay Harbour vers 15h30 (toujours avec Pelagia pas loin) et je réussis à passer à travers les lobster's pots, les bateaux et les moorings pour approcher le bateau assez près pour que Jean-Denis attrape la bouée de mooring et laisse aller le genois que j'enroule. Nous sommes attachés et en sécurité. Je suis vraiment très fière de moi d'avoir réussi cette manoeuvre. Merci à mon amour de Jean-Denis qui savait comment faire et qui me fait confiance pour le faire.
Nous appelons dons US Boat. C'est une organisation de remorquage aux États-Unis avec qui nous avions pris un abonnement...OUF! Le remorqueur arrive donc vers 16h30, il pleut et il fait assez froid. Le pauvre gars a seulement un jeans et un petit manteau, il est gelé sur son petit bateau sans cabine. Il s'attache à nous et nous amène à BoothBay Harbour Marina (où sont nos amis). La manoeuvre se passe bien. je reste à la barre et Jean-Denis surveille le tout et se tien prêt aux manoeuvres d'accostage. Tout va bien, nous sommes attachés au quai...autre OUF! Nous faisons un café au pauvre gars pendant qu'il remplit les papiers.
Nous allons ensuite nous enregistrer à la marina. 2,50$ du pied plus 5,50$ par jour pour l'électricité...bienvenue aux USA. Donc 98$ US pour la première nuit...Les dépenses commencent.
Nous expliquons au gérant de la marina que notre bateau est en panne. Il nous donne des numéros de téléphone pour des plongeurs car nous pensons avoir accroché une *&?&*?%$% bouée de lobster's pots. Il fait noir, nous attendrons au matin.
Le lendemain, à 7h45, Patrick (Artful Dodger) et Dabvid (Firecrest) arrivent pour aider Jean-Denis. Comme par miracle, Patrick est un mécanicien diésel...Ils regardent l'hélice dans l'eau et elle ne semble pas être encombrée de quoi que ce soit. Ils font donc des tests avec le moteur et en viennent à la conclusion que c'est la transmission qui fait défaut, car la marche arrière fonctionne encore, mais pas la marche avant.
Jean-Denis contacte donc notre ami Ernest du Yacht Club du Québec. Ernest est l'un de nos autres anges gardiens. Nous communiquons souvent avec lui pour différentes informations sur le coin. Il a fait ce voyage des dizaines de fois et il a de grandes connaissances qu'il partage généreusement avec nous. Il nous dégote donc un réparateur autorisé pour notre transmission à Portland. Il ne nous reste qu'à démancher celle-ci et à l'apporter à Portland.
Pour démancher la transmission, cela va plutôt bien avec l'aide de nos 2 amis et la dextérité de Jean-Denis. Pour avoir une auto pour se rendre à Portland, cest plus compliqué. Aucune auto de location disponible dans la région!!! J'Appelle donc le gérant de la marina, Ross, et lui demande s'il a une solution pour nous. Après avoir fait quelques appels de son côté et d'arriver au même résultat que moi, il nous propose de nous conduire à Portland aller-retour. Nous acceptons avec plaisir car nous voulons régler le problème le plus rapidement possible.
Nous nous donnons donc rendez-vous à la marina le lendemain (mercredi) à 6h00 du matin pour être à Portland pour 8h00. Ross est là à l''heure bien sûr, avec son beau gros véhicule avec les sièges en cuir et tout. Il a même pensé à nous apporter des bouteilles d'eau froide pour le voyage...Il passe par des routes nous permettant d'apprécier la région et nous sert de guide touristique aussi. Nous arrivons dons à Casco Bay Diesel vers 7h35 et avons l'heureuse surprise de rencontrer le mécanicien avec qui Jean-Denis avait parlé (ils sont supposé ouvrir à 8h00). après discussion, nous lui laissons la transmission pour qu'il l'ouvre et fasse son diagnostic. De toutes façons, il n'a pas de pièce pour réparer. Nous allons donc déjeûner avec Ross dans un endroit typique près de l'eau. Nous recevons un appel du mécanicien pour nous dire que la transmission est vraiment kaput...il peut nous en commander une autre et dit que nous pourrions l'avoir le lendemain. Ross est sceptique. N'ayant pas le choix, nous lui disons de commander la chose et faisons encore un peu de tourisme sur le chemin du retour et arrêtons dans différents endroits pour faire des achats...quincaillerie, magasin d'équipements maritime, épicerie, L.L. Bean (comme un gros Latulippe).
De retour au bateau, nous invitons nos amis pour un 5 à 7 pour faire passer la pilule.
Jeudi le 30 septembre, nous recevons l'appel pour confirmer que la transmission est bel et bien arrivée. Je réussis a louer un véhicule pour aller la chercher. Nos amis, John, Joan et Karin en profitent pour venir avec nous car ils ont besoin de différentes choses. Arrivons donc au garage vers 16h00 et repartons avec notre nouvelle transmission et la vieille. Il nous a montré l'intérieur de la vieille et elles est vraiment finie.
Sommes de retour au bateau vers 21h00...dodo!
Vendredi matin (1er octobre), nos 2 amis, Patrick et David arrivent vers 8h00 pour aider Jean-Denis à réinstaller la bête. Tout se passe plutôt bien de ce que j'en ai compris. La transmission fonctionne. Jean-Denis s'attaque ensuite au problème d'alarme sur le moteur...mais ne trouve rien, tout semble aller. C'est peut-être le senseur qui fait défaut mais nous n'en avons pas d'autre pour le remplacer. Nous allons donc faire avec pour le moment.
La propriétaire de la marina vient aussi régler les frais de la marina. Ross lui avait parlé pour lui dire que nous étions mal pris et ne pouvions bouger du quai en espérant qu'elle nous ferait un rabais...tafloc, elle nous a chargé le plein prix...
Nous partons donc du quai dès que nous pouvons, vers 15h30 et allons au mooring de la marina Caroussel, où sont nos 3 autres amis. Comme il pleut, nous ne pouvons faire le plein de diésel maintenant, mais nous le ferons demain matin. Il semblerait que la météo soit favorable demain pour partir vers le sud...Jusqu'à maintenant, elle ne l'était pas, c'est pourquoi nos 3 amis sont toujours ici aussi.
Comme vous voyez, nous rencontrons des gens vraiment formidables tout au long de notre route. Nous les remercions ainsi que tous ceux qui, à distance, nous donent de l'assistance. Nous pourrions nous sentir bien seuls sur la mer si nous n'avions pas tous ces anges gardiens et ce gens qui prient pour nous.
Donc, nous allons bien et je voudrais souhaiter à nouveau un très Joyeux Anniversaire à ma fille Julie qui a eu 33 ans le 29 septembre. Je t'aime ma puce XXXXXX.
Continuez à nous écrire et à nous suivre, cela nous fait vraiment chaud au coeur. J'ai ajouté des photos de Rockland et mis de nouvelles photos pour BoothBay Harbour. Si j'ai une connection internet suffisante, je vous ferai parvenir 2 vidéos.
Il est maintenant 18h30, et il pleut...au plaisr de vous lire.
Louise
XXXXX
Nous sommes déjà le 1er octobre!!! Que d'émotions dans les derniers jours. Nous sommes partis de Rockland lundi matin (27 sept.) vers 7h30. Nos 3 autres amis étaient partis vers 6h00. Nous avons fait une navigation surtout au moteur jusqu'à ce que Jean-Denis me dise, pendant que j'étais en train de dîner avec de magnifiques nouilles Gatuso vers 13h30, en bas, que nous n'avions plus de propulsion sur le moteur. Fini le lunch. Je monte le rejoindre et nous arrêtons le moteur et déroulons le genois (la voile avant). Nous avons un vent de 3/4 arrière nous permettant d'avancer. Nous appelons nos amis de Changing Lanes (John et Joan), Artful Dodger (Patrick et Karin) et FireCrest (David) pour les aviser que nous ne pouvons plus nous servir du moteur mais que nous réussissons à avancer à la voile. Ils vont rester à l'écoute à la radio et John est prêt à revenir sur ses pas pour nous aider au besoin. Nous avons un autre voilier en vue, le Pelagia, un australien. Ce voilier a entendu notre conversation. Il nous contacte et nous dit qu'il s'en va aussi à BoothBay Harbour et qu'il restera près de nous jusqu'à l'arrivée pour nous aider au besoin. Quelle belle fraternité que celle de la voile!!! Nous faisons donc une belle route, je reste à la barre et réussis à faire entre 5 à 6 noeuds sur le fond, ce qui est très respectable, tout en réussissant à éviter les *?$%? de lobster's pots partout, à passer entre les bouées de chenal et à faire du cap pour nous diriger vers notre destination qui est à environ 2 heures. Il se met à pleuvoir, bien sûr, mais pas trop quand même. Nous arrivons donc à BoothBay Harbour vers 15h30 (toujours avec Pelagia pas loin) et je réussis à passer à travers les lobster's pots, les bateaux et les moorings pour approcher le bateau assez près pour que Jean-Denis attrape la bouée de mooring et laisse aller le genois que j'enroule. Nous sommes attachés et en sécurité. Je suis vraiment très fière de moi d'avoir réussi cette manoeuvre. Merci à mon amour de Jean-Denis qui savait comment faire et qui me fait confiance pour le faire.
Nous appelons dons US Boat. C'est une organisation de remorquage aux États-Unis avec qui nous avions pris un abonnement...OUF! Le remorqueur arrive donc vers 16h30, il pleut et il fait assez froid. Le pauvre gars a seulement un jeans et un petit manteau, il est gelé sur son petit bateau sans cabine. Il s'attache à nous et nous amène à BoothBay Harbour Marina (où sont nos amis). La manoeuvre se passe bien. je reste à la barre et Jean-Denis surveille le tout et se tien prêt aux manoeuvres d'accostage. Tout va bien, nous sommes attachés au quai...autre OUF! Nous faisons un café au pauvre gars pendant qu'il remplit les papiers.
Nous allons ensuite nous enregistrer à la marina. 2,50$ du pied plus 5,50$ par jour pour l'électricité...bienvenue aux USA. Donc 98$ US pour la première nuit...Les dépenses commencent.
Nous expliquons au gérant de la marina que notre bateau est en panne. Il nous donne des numéros de téléphone pour des plongeurs car nous pensons avoir accroché une *&?&*?%$% bouée de lobster's pots. Il fait noir, nous attendrons au matin.
Le lendemain, à 7h45, Patrick (Artful Dodger) et Dabvid (Firecrest) arrivent pour aider Jean-Denis. Comme par miracle, Patrick est un mécanicien diésel...Ils regardent l'hélice dans l'eau et elle ne semble pas être encombrée de quoi que ce soit. Ils font donc des tests avec le moteur et en viennent à la conclusion que c'est la transmission qui fait défaut, car la marche arrière fonctionne encore, mais pas la marche avant.
Jean-Denis contacte donc notre ami Ernest du Yacht Club du Québec. Ernest est l'un de nos autres anges gardiens. Nous communiquons souvent avec lui pour différentes informations sur le coin. Il a fait ce voyage des dizaines de fois et il a de grandes connaissances qu'il partage généreusement avec nous. Il nous dégote donc un réparateur autorisé pour notre transmission à Portland. Il ne nous reste qu'à démancher celle-ci et à l'apporter à Portland.
Pour démancher la transmission, cela va plutôt bien avec l'aide de nos 2 amis et la dextérité de Jean-Denis. Pour avoir une auto pour se rendre à Portland, cest plus compliqué. Aucune auto de location disponible dans la région!!! J'Appelle donc le gérant de la marina, Ross, et lui demande s'il a une solution pour nous. Après avoir fait quelques appels de son côté et d'arriver au même résultat que moi, il nous propose de nous conduire à Portland aller-retour. Nous acceptons avec plaisir car nous voulons régler le problème le plus rapidement possible.
Nous nous donnons donc rendez-vous à la marina le lendemain (mercredi) à 6h00 du matin pour être à Portland pour 8h00. Ross est là à l''heure bien sûr, avec son beau gros véhicule avec les sièges en cuir et tout. Il a même pensé à nous apporter des bouteilles d'eau froide pour le voyage...Il passe par des routes nous permettant d'apprécier la région et nous sert de guide touristique aussi. Nous arrivons dons à Casco Bay Diesel vers 7h35 et avons l'heureuse surprise de rencontrer le mécanicien avec qui Jean-Denis avait parlé (ils sont supposé ouvrir à 8h00). après discussion, nous lui laissons la transmission pour qu'il l'ouvre et fasse son diagnostic. De toutes façons, il n'a pas de pièce pour réparer. Nous allons donc déjeûner avec Ross dans un endroit typique près de l'eau. Nous recevons un appel du mécanicien pour nous dire que la transmission est vraiment kaput...il peut nous en commander une autre et dit que nous pourrions l'avoir le lendemain. Ross est sceptique. N'ayant pas le choix, nous lui disons de commander la chose et faisons encore un peu de tourisme sur le chemin du retour et arrêtons dans différents endroits pour faire des achats...quincaillerie, magasin d'équipements maritime, épicerie, L.L. Bean (comme un gros Latulippe).
De retour au bateau, nous invitons nos amis pour un 5 à 7 pour faire passer la pilule.
Jeudi le 30 septembre, nous recevons l'appel pour confirmer que la transmission est bel et bien arrivée. Je réussis a louer un véhicule pour aller la chercher. Nos amis, John, Joan et Karin en profitent pour venir avec nous car ils ont besoin de différentes choses. Arrivons donc au garage vers 16h00 et repartons avec notre nouvelle transmission et la vieille. Il nous a montré l'intérieur de la vieille et elles est vraiment finie.
Sommes de retour au bateau vers 21h00...dodo!
Vendredi matin (1er octobre), nos 2 amis, Patrick et David arrivent vers 8h00 pour aider Jean-Denis à réinstaller la bête. Tout se passe plutôt bien de ce que j'en ai compris. La transmission fonctionne. Jean-Denis s'attaque ensuite au problème d'alarme sur le moteur...mais ne trouve rien, tout semble aller. C'est peut-être le senseur qui fait défaut mais nous n'en avons pas d'autre pour le remplacer. Nous allons donc faire avec pour le moment.
La propriétaire de la marina vient aussi régler les frais de la marina. Ross lui avait parlé pour lui dire que nous étions mal pris et ne pouvions bouger du quai en espérant qu'elle nous ferait un rabais...tafloc, elle nous a chargé le plein prix...
Nous partons donc du quai dès que nous pouvons, vers 15h30 et allons au mooring de la marina Caroussel, où sont nos 3 autres amis. Comme il pleut, nous ne pouvons faire le plein de diésel maintenant, mais nous le ferons demain matin. Il semblerait que la météo soit favorable demain pour partir vers le sud...Jusqu'à maintenant, elle ne l'était pas, c'est pourquoi nos 3 amis sont toujours ici aussi.
Comme vous voyez, nous rencontrons des gens vraiment formidables tout au long de notre route. Nous les remercions ainsi que tous ceux qui, à distance, nous donent de l'assistance. Nous pourrions nous sentir bien seuls sur la mer si nous n'avions pas tous ces anges gardiens et ce gens qui prient pour nous.
Donc, nous allons bien et je voudrais souhaiter à nouveau un très Joyeux Anniversaire à ma fille Julie qui a eu 33 ans le 29 septembre. Je t'aime ma puce XXXXXX.
Continuez à nous écrire et à nous suivre, cela nous fait vraiment chaud au coeur. J'ai ajouté des photos de Rockland et mis de nouvelles photos pour BoothBay Harbour. Si j'ai une connection internet suffisante, je vous ferai parvenir 2 vidéos.
Il est maintenant 18h30, et il pleut...au plaisr de vous lire.
Louise
XXXXX
28 septembre 2010
Le ti-beu est malade...
Eh bien voici la coupable de nos ennuis de propulsion... Finalement l'hélice n'y est pour rien; c'est un problème à l'intérieur de la transmission qui fait que nous n'avons plus de puissance à l'arbre d'hélice. La bonne nouvelle c'est qu'on a pu retirer la transmision sans avoir à sortir le bateau de l'eau; l'opération n'a pris que quelques heures le temps de vider les coffres, de sortir les outils et de déboulonner la chose. Nos amis de FireCrest et de Artfull Dodger; David et Patric nous ont donné un coup de main pour effetuer l'extraction et me prêter les outils nécessaires que je n'avais pas sous la main. Il se trouve que Patric est un mécanicien diésel de métier alors j'avais toute l'aide que nous pouvions souhaiter pour mener à bien l'opération. Merci aussi à notre ami Ernest qui depuis Québec nous a dégoté un réparateur de transmissions ici pas très loin à Portland et qui me donne toujours d'excellents conseils; c'est un de nos anges gardiens et on est très contents et surtout chanceux de l'avoir avec nous virtuellement !!! On se rendra à Portland demain à la première heure pour aller porter la chose chez le docteur. Le Harbourmaster nous y conduira car Louise n'a pas pu trouver d'autos à louer dans la région et il veut vraiment nous aider ! Espérons que le malade sera revenu sur pied rapidement; il ne me restera qu'à ré-installer le tout et on sera prêts pour un nouveau départ !
Le skipper, devenu mécano temporairement...
Le skipper, devenu mécano temporairement...
27 septembre 2010
Enfin des problèmes à résoudre !
Bonsoir chers lecteurs;
On est présentement rendus à quai dans la marina de BoothBay Harbour après avoir quitté Rockland ce matin. Tout allait rondement depuis le départ. Nos amis sont partis vers 6H ce matin et nous avons quitté vers 7H30 après avoir transvidé 20 gallons de diésel histoire de ne pas être pris de court si le vent tombait. Toujours autant de "lobster pots" partout mais on commence à s'habituer à zigzaguer entre les flotteurs multicolores. Bien que c'est un peu pas mal harassant à la longue...
Donc tout allait OK jusqu'à ce que le ti-beu, lui (ou plutôt son hélice) a décidé de faire la grève.
Eh oui, fallait bien qu'il nous arrive une bricole; on avait été épargnés depuis le départ il y a de cela 5 semaines.
Donc plus de propulsion mécanique (du moins vers l'avant; car la marche arrière, elle, marche très bien curieusement). Heureusement le vent s'est levé pour nous aider !
On a donc fait une bonne partie du trajet à voile au portant (un bon 15 noeuds de vent pour nous pousser). Tant mieux pour nos oreilles et pour l'environnement. Le vent adonnait pour entrer dans la baie à la voile et Louise nous a fait une excellente job à la barre me permettant de prendre un coffre (un mooring, en anglais)à la pure voile; évitant les dizaines de flotteurs des cages à homard et surtout les autres bateaux au mouillage. L'opération fut expédiée rondement et ensuite j'ai appelé le CAA des navigateurs aux USA; BoatUS, qui nous ont dépêché une embarcation de remorquage pour nous déplacer dans la marina ce soir afin que demain je puisse inspecter la fameuse hélice récalcitrante. Plus facile à faire depuis un quai que dans un mouillage rouleur. Souhaitons seulement que ce n'est qu'un cordage ou un sac de plastique qui s'est enroulé autour du moyeu et qui empêche les pales de se redresser correctement. On verra cela demain donc; de toutes façons on devait rester ici 24 heures. Charles, j'aurais bien dû suivre ton exemple et remplacer la maxprop par une hélice fixe...
Donc demain on sera fixés sur la cause du problème. Pour le reste tout va bien et malgré la pluie on profite bien de la vie! Et vivement le sud !
Le Skipper
On est présentement rendus à quai dans la marina de BoothBay Harbour après avoir quitté Rockland ce matin. Tout allait rondement depuis le départ. Nos amis sont partis vers 6H ce matin et nous avons quitté vers 7H30 après avoir transvidé 20 gallons de diésel histoire de ne pas être pris de court si le vent tombait. Toujours autant de "lobster pots" partout mais on commence à s'habituer à zigzaguer entre les flotteurs multicolores. Bien que c'est un peu pas mal harassant à la longue...
Donc tout allait OK jusqu'à ce que le ti-beu, lui (ou plutôt son hélice) a décidé de faire la grève.
Eh oui, fallait bien qu'il nous arrive une bricole; on avait été épargnés depuis le départ il y a de cela 5 semaines.
Donc plus de propulsion mécanique (du moins vers l'avant; car la marche arrière, elle, marche très bien curieusement). Heureusement le vent s'est levé pour nous aider !
On a donc fait une bonne partie du trajet à voile au portant (un bon 15 noeuds de vent pour nous pousser). Tant mieux pour nos oreilles et pour l'environnement. Le vent adonnait pour entrer dans la baie à la voile et Louise nous a fait une excellente job à la barre me permettant de prendre un coffre (un mooring, en anglais)à la pure voile; évitant les dizaines de flotteurs des cages à homard et surtout les autres bateaux au mouillage. L'opération fut expédiée rondement et ensuite j'ai appelé le CAA des navigateurs aux USA; BoatUS, qui nous ont dépêché une embarcation de remorquage pour nous déplacer dans la marina ce soir afin que demain je puisse inspecter la fameuse hélice récalcitrante. Plus facile à faire depuis un quai que dans un mouillage rouleur. Souhaitons seulement que ce n'est qu'un cordage ou un sac de plastique qui s'est enroulé autour du moyeu et qui empêche les pales de se redresser correctement. On verra cela demain donc; de toutes façons on devait rester ici 24 heures. Charles, j'aurais bien dû suivre ton exemple et remplacer la maxprop par une hélice fixe...
Donc demain on sera fixés sur la cause du problème. Pour le reste tout va bien et malgré la pluie on profite bien de la vie! Et vivement le sud !
Le Skipper
26 septembre 2010
Mot de Louise (Mamilou)
EN ROUTE POUR ROCKLAND (MAINE, USA)
Nous sommes partis vers 9h00 le jeudi 23 septembre avec 4 autres voiliers. Les 2 plus petits voiliers canadiens (environ 30 pieds), Firecrest avec seulement David à bord et Artfull Dodger avec Patrick et sa femme sont partis vers 8h00, car ils sont moins rapides. Changing Lanes avec John et Joan de Terre-Neuve sont devant nous et EOS de Sylvia et Bill (USA) partent par la suite car ils doivent faire le plein de diésel. Mais comme c'est un bateau de 50 pieds, il a vite fait de tous nous rattraper. Il doit malheureusement faire demi-tour vers 13h00 suite à un ennui avec son pilote automatique. Nous ne sommes plus que 4. Nous passons les 2 petits assez rapidement et faisons route pas tellement loin avec Joan et John. La traversée se passe très bien. Nous avons fait de la belle voile et avons passé une nuit calme, si ce n'est qu'on s'est retrouvé à passer au milieu d'une armada de bateaux de pêche qui roulaient le pied dans le fond. Il y en avait au moins une vingtaine qui faisait une grande ligne sur l'océan. C'était quand même impressionnant car nous sommes passé assez près entre deux. La lune a été au rendez-vous toute la nuit et nous a fait bénéficier de sa lumière vraiment très appréciée dans la nuit.
Nous sommes arrivés vers la côte américaine au matin, après la traversée du golf du Maine. Il y a des îles tout au large du rivage. Nous commençons donc à voir des petites bouées signalant des cages à homard...
Parlons-en de la pêche aux homards! Les pêcheurs (qui sont en grand nombre ici) pêchent le homard à l'année, contrairement au Canada, où la pêche est réglementée et se fait sur des périodes définies. Donc, ils envoient les cages à homard au fond de l'eau et pour ne pas les perdre (naturellement), ils les attachent à de longs et solides filins, ces filins étant attachés à des bouées flottantes. Elles sont bien mignonnes ces petites bouées, il y en a des rouges, des roses, des bleues, des vertes, des noires, des blanches, des beiges, des noires, des rouges et bleues, des vertes et blanches, des oranges, etc...Au début, nous en voyions quelques-unes et réussissions à les éviter assez facilement, de façon à ne pas enrouler un filin autour de notre hélice. Mais nous nous sommes retrouvés dans un véritable champ de petites ballounes de toutes les couleurs...pas marrant. Nous n'étions pas trop de deux pour les éviter, assez stressant merci! Après environ 1 heure ou 2 de ce petit jeu, les règles se sont un peu compliquées, nous sommes entrés dans un banc de brume!! Cela a progressivement réduit notre champ de vision jusqu'à environ 50 pieds. Alors, il fallait éviter les petites *&?&$% bouées des fameux «lobster's pots », faire de la route, trouver l'entrée du port et éviter les *&?&%$ de bateaux de pêche qui sortaient tout à coup de la brume à toute vitesse. Ils sont fous ces pêcheurs!! On se disait que dans le port on aurait la paix avec ces *&?&$% bouées, mais NON, il y en a encore partout *&?&$*#... On cherche un mooring pour s'attacher, on voit apparaître de grosses choses noires de la brume, ce sont de grosses barges attachées. On voit tout à coup un voilier attaché à un mooring et UN MOORING LIBRE! Hourra! On fait la manoeuvre comme des pros et on s'attache solidement. On rentre, on se fait un souper et on appelle la douane américaine pour régulariser notre arrivée. Ils devraient nous rappeler ce matin. Un peu plus tard, avec la noirceur et la brume, la visibilité était d'environ 10 pieds... Pendant que je vous écris, devinez quoi? Jean-Denis est dehors et il observe un *&?&$? pêcheur en train de ramasser des *&?&?$ lobster's pots au bout des ses *%?&$% bouées autour de nous et d'en sortir de gros homards...que je ne regarderai plus jamais de la même façon à partir de maintenant... Il a aussi parlé à nos amis et tout le monde est rentré au port...OUF! Changing Lanes est arrivé ennviron 1 heure après nous (dans le noir) et les 2 petits sont arrivés vers 4h00 du matin. Je les salue bien bas.
Petit mot sur la brume. Ce n'est pas pour rien qu'on en voit dans les films d'horreur. Cela enlève toute couleur, et atténue les sons. On a l'impression d'être seuls au monde, tout en sachant qu'il y plein de dangers tout autour et certainement d'autres personnes qui ne nous voient pas non plus...Cela laisse de petites gouttes d'eau partout, sur le pont, sur les voiles, sur les bancs, sur nos manteaux, sur nos cheveux et surtout dans les lunettes de Jean-Denis qui n'y voit plus rien. C'est bien le temps avec tous ces *?%&$%%? DE LOBSTER'S POTS PARTOUT!!
Petit mot sur le sens de l'humour de Jean-Denis. Après nous être attachés et avoir décompressé un peu hier soir, Jean-Denis appelle John de Changing Lanes sur la radio. John lui répond « Jean, je n'ai pas le temps de te parler, nous sommes au milieu d'un champ de LOBSTER'S POTS » Jean-Denis de lui répondre candidement : « OK, on se reparlera, et by the way, il y a aussi des lobster's pots dans le port et tellement de brume qu'on ne voit pas à 50 pieds » Comme c'est encourageant de se faire dire de bonnes nouvelles comme ça quand on est dans une situation déjà stressante...Mais pour ceux qui connaissent Jean-Denis, vous savez qu'il ne disait pas cela pour les décourager...
Il est maintenant 10h50, les douaniers n'ont pas communiqué avec nous et le soleil est enfin sorti. Sans la brume, on voit qu'il y a, non seulement des lobsters pots, mais des bateaux, des barges et toutes sortes de choses dans le port...OUF! On n'a rien accroché en arrivant!
Les douaniers nous ont rappelé pour nous dire que le Harbour Master n'étant pas là pour nous assigner une place à quai, ils nous demandaient de venir les rejoindre quand même au Public Landing afin de procéder au dédouanement (ils n'ont pas de bateau). Nous déplaçons donc Nemea, car le Public Landing est à l'autre bout du port. Nous nous attachons au quai qui est plein, mais vraiment plein, de caca d'oiseaux. Beurk! Nous aidons aussi nos amis de Changing Lane à s'accoster à côté de nous. Les 2 autres petits bateaux sont là aussi.
Bon, pour en revenir aux douaniers, ce fut très facile. Ils sont montés à bord et se sont installés à la table extérieure dans le cockpit avec nous pour nous poser différentes questions pour remplir leur paperasse. Après environ 15 minutes, c'est fait, nous pouvons enlever notre pavillon jaune, nous sommes accueillis aux USA. Même chose pour les 3 autres bateaux avec nous.
Nous pouvons donc profiter de cette journée qui sera magnifique finalement avec un beau soleil et environ 25 degrés. Nous sommes donc tous allés sur la rue principale pour nous trouver un petit café pour luncher. Par la suite, nous avons pris un taxi avec Joan, John et David pour aller au...Wall-Mart. Non, ce n'est pas parce que cela nous manquait, mais parce que nous voulions acheter un téléphone cellulaire américain afin de pouvoir s'en servir ici sans se ruiner. C'est pratique quand nous devons appeler dans les marinas, etc...Avons terminé cette journée par un agréable 5 à 7 (enfin, 7 à 10) avec tous nos amis sur Changing Lanes. Maintenant que nous sommes tous en sécurité et que nous avons passé les douanes sans encombres, nous avons bien ri de nos aventures.
Aujourd'hui, dimanche, le temps est gris, il vente du nord-est et il fait froid (environ 10). Nous avons réussi à aller prendre une douche (le Harbour Master était revenu) et nous prévoyons aller faire le plein de diésel. Nous devrions reprendre la route demain pour faire un autre petit bout de chemin vers le sud...toujours plus au sud.
À bientôt donc et encore merci de nous suivre!
Louise
Nous sommes partis vers 9h00 le jeudi 23 septembre avec 4 autres voiliers. Les 2 plus petits voiliers canadiens (environ 30 pieds), Firecrest avec seulement David à bord et Artfull Dodger avec Patrick et sa femme sont partis vers 8h00, car ils sont moins rapides. Changing Lanes avec John et Joan de Terre-Neuve sont devant nous et EOS de Sylvia et Bill (USA) partent par la suite car ils doivent faire le plein de diésel. Mais comme c'est un bateau de 50 pieds, il a vite fait de tous nous rattraper. Il doit malheureusement faire demi-tour vers 13h00 suite à un ennui avec son pilote automatique. Nous ne sommes plus que 4. Nous passons les 2 petits assez rapidement et faisons route pas tellement loin avec Joan et John. La traversée se passe très bien. Nous avons fait de la belle voile et avons passé une nuit calme, si ce n'est qu'on s'est retrouvé à passer au milieu d'une armada de bateaux de pêche qui roulaient le pied dans le fond. Il y en avait au moins une vingtaine qui faisait une grande ligne sur l'océan. C'était quand même impressionnant car nous sommes passé assez près entre deux. La lune a été au rendez-vous toute la nuit et nous a fait bénéficier de sa lumière vraiment très appréciée dans la nuit.
Nous sommes arrivés vers la côte américaine au matin, après la traversée du golf du Maine. Il y a des îles tout au large du rivage. Nous commençons donc à voir des petites bouées signalant des cages à homard...
Parlons-en de la pêche aux homards! Les pêcheurs (qui sont en grand nombre ici) pêchent le homard à l'année, contrairement au Canada, où la pêche est réglementée et se fait sur des périodes définies. Donc, ils envoient les cages à homard au fond de l'eau et pour ne pas les perdre (naturellement), ils les attachent à de longs et solides filins, ces filins étant attachés à des bouées flottantes. Elles sont bien mignonnes ces petites bouées, il y en a des rouges, des roses, des bleues, des vertes, des noires, des blanches, des beiges, des noires, des rouges et bleues, des vertes et blanches, des oranges, etc...Au début, nous en voyions quelques-unes et réussissions à les éviter assez facilement, de façon à ne pas enrouler un filin autour de notre hélice. Mais nous nous sommes retrouvés dans un véritable champ de petites ballounes de toutes les couleurs...pas marrant. Nous n'étions pas trop de deux pour les éviter, assez stressant merci! Après environ 1 heure ou 2 de ce petit jeu, les règles se sont un peu compliquées, nous sommes entrés dans un banc de brume!! Cela a progressivement réduit notre champ de vision jusqu'à environ 50 pieds. Alors, il fallait éviter les petites *&?&$% bouées des fameux «lobster's pots », faire de la route, trouver l'entrée du port et éviter les *&?&%$ de bateaux de pêche qui sortaient tout à coup de la brume à toute vitesse. Ils sont fous ces pêcheurs!! On se disait que dans le port on aurait la paix avec ces *&?&$% bouées, mais NON, il y en a encore partout *&?&$*#... On cherche un mooring pour s'attacher, on voit apparaître de grosses choses noires de la brume, ce sont de grosses barges attachées. On voit tout à coup un voilier attaché à un mooring et UN MOORING LIBRE! Hourra! On fait la manoeuvre comme des pros et on s'attache solidement. On rentre, on se fait un souper et on appelle la douane américaine pour régulariser notre arrivée. Ils devraient nous rappeler ce matin. Un peu plus tard, avec la noirceur et la brume, la visibilité était d'environ 10 pieds... Pendant que je vous écris, devinez quoi? Jean-Denis est dehors et il observe un *&?&$? pêcheur en train de ramasser des *&?&?$ lobster's pots au bout des ses *%?&$% bouées autour de nous et d'en sortir de gros homards...que je ne regarderai plus jamais de la même façon à partir de maintenant... Il a aussi parlé à nos amis et tout le monde est rentré au port...OUF! Changing Lanes est arrivé ennviron 1 heure après nous (dans le noir) et les 2 petits sont arrivés vers 4h00 du matin. Je les salue bien bas.
Petit mot sur la brume. Ce n'est pas pour rien qu'on en voit dans les films d'horreur. Cela enlève toute couleur, et atténue les sons. On a l'impression d'être seuls au monde, tout en sachant qu'il y plein de dangers tout autour et certainement d'autres personnes qui ne nous voient pas non plus...Cela laisse de petites gouttes d'eau partout, sur le pont, sur les voiles, sur les bancs, sur nos manteaux, sur nos cheveux et surtout dans les lunettes de Jean-Denis qui n'y voit plus rien. C'est bien le temps avec tous ces *?%&$%%? DE LOBSTER'S POTS PARTOUT!!
Petit mot sur le sens de l'humour de Jean-Denis. Après nous être attachés et avoir décompressé un peu hier soir, Jean-Denis appelle John de Changing Lanes sur la radio. John lui répond « Jean, je n'ai pas le temps de te parler, nous sommes au milieu d'un champ de LOBSTER'S POTS » Jean-Denis de lui répondre candidement : « OK, on se reparlera, et by the way, il y a aussi des lobster's pots dans le port et tellement de brume qu'on ne voit pas à 50 pieds » Comme c'est encourageant de se faire dire de bonnes nouvelles comme ça quand on est dans une situation déjà stressante...Mais pour ceux qui connaissent Jean-Denis, vous savez qu'il ne disait pas cela pour les décourager...
Il est maintenant 10h50, les douaniers n'ont pas communiqué avec nous et le soleil est enfin sorti. Sans la brume, on voit qu'il y a, non seulement des lobsters pots, mais des bateaux, des barges et toutes sortes de choses dans le port...OUF! On n'a rien accroché en arrivant!
Les douaniers nous ont rappelé pour nous dire que le Harbour Master n'étant pas là pour nous assigner une place à quai, ils nous demandaient de venir les rejoindre quand même au Public Landing afin de procéder au dédouanement (ils n'ont pas de bateau). Nous déplaçons donc Nemea, car le Public Landing est à l'autre bout du port. Nous nous attachons au quai qui est plein, mais vraiment plein, de caca d'oiseaux. Beurk! Nous aidons aussi nos amis de Changing Lane à s'accoster à côté de nous. Les 2 autres petits bateaux sont là aussi.
Bon, pour en revenir aux douaniers, ce fut très facile. Ils sont montés à bord et se sont installés à la table extérieure dans le cockpit avec nous pour nous poser différentes questions pour remplir leur paperasse. Après environ 15 minutes, c'est fait, nous pouvons enlever notre pavillon jaune, nous sommes accueillis aux USA. Même chose pour les 3 autres bateaux avec nous.
Nous pouvons donc profiter de cette journée qui sera magnifique finalement avec un beau soleil et environ 25 degrés. Nous sommes donc tous allés sur la rue principale pour nous trouver un petit café pour luncher. Par la suite, nous avons pris un taxi avec Joan, John et David pour aller au...Wall-Mart. Non, ce n'est pas parce que cela nous manquait, mais parce que nous voulions acheter un téléphone cellulaire américain afin de pouvoir s'en servir ici sans se ruiner. C'est pratique quand nous devons appeler dans les marinas, etc...Avons terminé cette journée par un agréable 5 à 7 (enfin, 7 à 10) avec tous nos amis sur Changing Lanes. Maintenant que nous sommes tous en sécurité et que nous avons passé les douanes sans encombres, nous avons bien ri de nos aventures.
Aujourd'hui, dimanche, le temps est gris, il vente du nord-est et il fait froid (environ 10). Nous avons réussi à aller prendre une douche (le Harbour Master était revenu) et nous prévoyons aller faire le plein de diésel. Nous devrions reprendre la route demain pour faire un autre petit bout de chemin vers le sud...toujours plus au sud.
À bientôt donc et encore merci de nous suivre!
Louise
24 septembre 2010
Entrée aux USA à Rockland, ME
Bonjour à tous;
Vendredi, 18H30. On est enfin rendus au mouillage dans le port de Rockland après une navigation de 200 milles (environ 33 heures). Nous sommes partis jeudi avant-midi de Shelburne en compagnie d'un groupe de 5 bateaux canadiens et américains, profitant d'une fenêtre météo favorable (vents Sud 15 à 20, mer 2 mètres diminuant pendant la nuit). On a pu en faire un bout à la voile mais malheureusement (encore) bien le vent nous a trahi durant la nuit. Ti-beu a donc repris du service.
La nuit fut merveilleuse avec la pleine lune pour nous accompagner. Un peu frais cependant; mais il faut s'y attendre car la saison avance vite... Au moins la chaleur du chauffage central du bateau compense l'irritation du bruit du moteur.
J'ai donc fait le quart de nuit (minuit à 5) et Louise m'a relevé. J'en avais bien besoin car je commençais à cogner des clous! Sur les 5 bateaux; un, EOS, le plus gros, a dû retourner à Shelburne (pilote auto qui a rendu l'âme). Les trois autres sont toujours en route et devraient entrer ici d'ici demain matin.
Ici, naviguer relève parfois de l'exploit... Ici la pêche aux homards bat son plein 12 mois par année et c'est un vrai champ de mines que nous avons dû affronter depuis 15 heures cet après-midi. Il y en a partout ! Même dans les voies de navigation; Louise et moi n'avions pas trop de quatre yeux pour tenter d'éviter tous ces flotteurs avec des cordes qui ne demandaient qu'à s'enrouler autour de l'hélice... C'est par centaines qu'ils les sèment partout sans plan d'aménagement décodable. Des bouées de toutes les couleurs et formes (même des noires, faut le faire!). Patie, une américaine rencontrée à Shelburne nous avait mis au parfum...Elle avait bien raison. Ici les gens pêchent partout partout. Et en quantité industrielle.
Comme c'était encore trop facile, la célèbre purée de pois du Maine s'est mise de la partie une heure avant notre arrivée. On avait de la peine à voir le nez du bateau... Y compris les fameux flotteurs omniprésents des satanés cages ! Sans les merveilles de l'équipement de navigation moderne on se serait simplement mis à l'ancre en attendant d'y voir quelque chose. Mais avec le plotter, le radar et le PC, plus la clarté résiduelle on a réussi à entrer dans le port en devinant à peine les bateaux et en trouvant un mouillage invitant. On verra demain à qui il appartenait... Pour le moment, c'est la purée de pois totale et on passe la nuit ici et demain on va devoir faire les procédures d'entrée aux USA (demande formelle et permis de croisière).
Plus de détails sous peu; dès qu'on aura trouvé de l'Internet pour transmettre quelques photos !
On a vaincu le fameux golfe du Maine !
On espère que nos amis seront aussi chanceux et arriveront sains et saufs !
A bientôt,
Les Néméens en vadrouille.
Vendredi, 18H30. On est enfin rendus au mouillage dans le port de Rockland après une navigation de 200 milles (environ 33 heures). Nous sommes partis jeudi avant-midi de Shelburne en compagnie d'un groupe de 5 bateaux canadiens et américains, profitant d'une fenêtre météo favorable (vents Sud 15 à 20, mer 2 mètres diminuant pendant la nuit). On a pu en faire un bout à la voile mais malheureusement (encore) bien le vent nous a trahi durant la nuit. Ti-beu a donc repris du service.
La nuit fut merveilleuse avec la pleine lune pour nous accompagner. Un peu frais cependant; mais il faut s'y attendre car la saison avance vite... Au moins la chaleur du chauffage central du bateau compense l'irritation du bruit du moteur.
J'ai donc fait le quart de nuit (minuit à 5) et Louise m'a relevé. J'en avais bien besoin car je commençais à cogner des clous! Sur les 5 bateaux; un, EOS, le plus gros, a dû retourner à Shelburne (pilote auto qui a rendu l'âme). Les trois autres sont toujours en route et devraient entrer ici d'ici demain matin.
Ici, naviguer relève parfois de l'exploit... Ici la pêche aux homards bat son plein 12 mois par année et c'est un vrai champ de mines que nous avons dû affronter depuis 15 heures cet après-midi. Il y en a partout ! Même dans les voies de navigation; Louise et moi n'avions pas trop de quatre yeux pour tenter d'éviter tous ces flotteurs avec des cordes qui ne demandaient qu'à s'enrouler autour de l'hélice... C'est par centaines qu'ils les sèment partout sans plan d'aménagement décodable. Des bouées de toutes les couleurs et formes (même des noires, faut le faire!). Patie, une américaine rencontrée à Shelburne nous avait mis au parfum...Elle avait bien raison. Ici les gens pêchent partout partout. Et en quantité industrielle.
Comme c'était encore trop facile, la célèbre purée de pois du Maine s'est mise de la partie une heure avant notre arrivée. On avait de la peine à voir le nez du bateau... Y compris les fameux flotteurs omniprésents des satanés cages ! Sans les merveilles de l'équipement de navigation moderne on se serait simplement mis à l'ancre en attendant d'y voir quelque chose. Mais avec le plotter, le radar et le PC, plus la clarté résiduelle on a réussi à entrer dans le port en devinant à peine les bateaux et en trouvant un mouillage invitant. On verra demain à qui il appartenait... Pour le moment, c'est la purée de pois totale et on passe la nuit ici et demain on va devoir faire les procédures d'entrée aux USA (demande formelle et permis de croisière).
Plus de détails sous peu; dès qu'on aura trouvé de l'Internet pour transmettre quelques photos !
On a vaincu le fameux golfe du Maine !
On espère que nos amis seront aussi chanceux et arriveront sains et saufs !
A bientôt,
Les Néméens en vadrouille.
20 septembre 2010
Mot de Louise (Mamilou)
Bonjour,
Nous sommes à Shelburne depuis samedi soir après une journée sans vent sur l'Atlentique depuis notre départ au petit matin de Lunenburg. Il est bien dommage que nous n'ayons pas eu assez de diésel et d'eau qui nous a obbligé à nous arrêter, si non, nous aurions profité du temps clément pour continuer notre route et rentrer aux États-Unis. Mais cet arrêt nous permet de découvrir cette charmante ville de Shelburne, pleine de musées. Nous en avons donc profité pour faire le plein de diésel, d'eau, de vin et de bouffe. Jean-Denis a aussi fait le changement d'huile du moteur et j'en ai profité pour faire la lessive. Nous sommes donc prêts à reprendre ;a route dès que possible. Il faut attendre la bonne fenêtre car nous prévoyons une traversée d'environ 48 heures vers Portland ou Bar Harbour...selon les vents. Nous avons aussi la chance de renconter plein de gens formidables. La plupart sont comme nous, en attente d'une fenêtre météo pour passer le golf du Maine. Quand nous sommes arrivés, samedi soir, nous avons rencontré Patie et Wayne avec qui nous sommes allé souper. Hier, nous avons été invité à prendre le dessert, avec d'autres voisins de ponton, sur le bateau de 52 pieds fait main par Bill et Sylvia. Cela a pris 17 ans...mais c'est un bien beau bateau, très bien pensé. Ce sont des américains et leur bateau s'appelle EOS. Ils étaient à Québec cet été...le monde est petit.
Nous sentons que l'automne s'installe. La température la nuit est aux alentours de 7 ou 8 et elle est d'environ 16 le jour. Par contre, nous sommes bien installés dans le bateau et n'avons pas froid. Nous profitons bien de notre cuisinière au propane pour nous faire de bons petits plats. Ce soir, j'ai essayé une nouvelle recette de chili (excellente) et j'ai fait cuire de petits pains...tout cela arrosé d'une bouteille de rouge bien sûr! Alors, la vie n'est pas trop dure et nous en profitons bien.
Merci de suivre nos aventures. Cela nous fait vraiment chaud au coeur de savoir que vous êtes plusieurs à nous lire et à regarder nos photos. Merci aussi à ceux qui prennent la peine de nous écrire.
Nous sommes à Shelburne depuis samedi soir après une journée sans vent sur l'Atlentique depuis notre départ au petit matin de Lunenburg. Il est bien dommage que nous n'ayons pas eu assez de diésel et d'eau qui nous a obbligé à nous arrêter, si non, nous aurions profité du temps clément pour continuer notre route et rentrer aux États-Unis. Mais cet arrêt nous permet de découvrir cette charmante ville de Shelburne, pleine de musées. Nous en avons donc profité pour faire le plein de diésel, d'eau, de vin et de bouffe. Jean-Denis a aussi fait le changement d'huile du moteur et j'en ai profité pour faire la lessive. Nous sommes donc prêts à reprendre ;a route dès que possible. Il faut attendre la bonne fenêtre car nous prévoyons une traversée d'environ 48 heures vers Portland ou Bar Harbour...selon les vents. Nous avons aussi la chance de renconter plein de gens formidables. La plupart sont comme nous, en attente d'une fenêtre météo pour passer le golf du Maine. Quand nous sommes arrivés, samedi soir, nous avons rencontré Patie et Wayne avec qui nous sommes allé souper. Hier, nous avons été invité à prendre le dessert, avec d'autres voisins de ponton, sur le bateau de 52 pieds fait main par Bill et Sylvia. Cela a pris 17 ans...mais c'est un bien beau bateau, très bien pensé. Ce sont des américains et leur bateau s'appelle EOS. Ils étaient à Québec cet été...le monde est petit.
Nous sentons que l'automne s'installe. La température la nuit est aux alentours de 7 ou 8 et elle est d'environ 16 le jour. Par contre, nous sommes bien installés dans le bateau et n'avons pas froid. Nous profitons bien de notre cuisinière au propane pour nous faire de bons petits plats. Ce soir, j'ai essayé une nouvelle recette de chili (excellente) et j'ai fait cuire de petits pains...tout cela arrosé d'une bouteille de rouge bien sûr! Alors, la vie n'est pas trop dure et nous en profitons bien.
Merci de suivre nos aventures. Cela nous fait vraiment chaud au coeur de savoir que vous êtes plusieurs à nous lire et à regarder nos photos. Merci aussi à ceux qui prennent la peine de nous écrire.
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